Premier
souffle Elle
fait battre les coeurs !
Le
12 septembre 1917, en pleine guerre, Auguste Emilien Chambert naissait sur la
Passerelle. Sa tante tenait l’octroi d’un côté du pont, sa mère était venue lui
rendre visite et voici 84 ans de vie qui commencent... 65 ans de mariage, 5 enfants
et 13 petits-enfants plus tard, l’homme n’en finit pas de déclarer sa flamme au
pont qui a vu son premier souffle. Il fait aujourd’hui bien sûr partie de l’association
“La Passerelle” (créée le 13 août 1997) et s’adonne également à l’écriture. En
témoigne le poème édité en page 12... Mais Auguste
Emilien Chambert n’est pas le seul à être né sur la Passerelle. Mme Ginestet aussi,
elle est aujourd’hui décédée. Du côté de la flore et de la faune, la Passerelle
est également synonyme de vie : cormorans, aigrettes garzettes, milans noirs,
mouettes, hérons cendrés, ragondins, éphémères ou “manes” (papillons d’une nuit)...
Depuis la Passerelle, la nature s’offre à la vue des passants chaque jour. Le
pont, aujourd’hui bien intégré dans l’environnement, doit absolument le rester
!
Des
navettes au service des habitants Afin
de minimiser la gêne occasionnée par les travaux, un système de navettes va être
mis en place afin de transporter les usagers d’une rive à l’autre durant la durée
du chantier. Les fréquences restent encore à établir en fonction des besoins de
la population (collégiens de Jasmin et Chaumié, personnes âgées...). Les Mairies
d’Agen et du Passage ainsi que la CAA suivent le dossier de près... Et l’association
“la Passerelle” sert d’ores et déjà de relais entre les habitants et les élus
pour adapter les horaires en fonction des besoins de la population. |
| Mobilisation
Elle
suscite depuis toujours la passion... “Qe
voulez-vous, elle est si fine, si élégante mais hélas ! si légère, qu’elle finira
par se faire enlever…”. Déjà en 1922, le maire du Passage dévoilait ses craintes
dans une pièce de théâtre consacrée aux passions sus-citées par la Passerelle.
C’est dire l’historicité des malaises et des pourparlers concernant notre fameux
pont suspendu. De toujours, les habitants du Passage et d’Agen se sont ainsi
mobilisés pour préserver le cordon ombilical qui les unit dans plus d’un demi-siècle
d’intercommunalité avant l’heure. | |  | Le
13 août 1997, une association tout simplement intitulée “La Passerelle” est même
née suite à une forte mobilisation pour la sauvegarde du pont. La présidente
Mme Catrou et son époux Jean-Marie, résument ainsi leur engagement en faveur de
la sauvegarde de l’ouvrage : “Prendre la Passerelle est une liberté. Car la
liberté, c’est d’abord vivre et voir son environnement en le respectant... La
Passerelle, c’est tout !” Pour ce couple, intarissable sur le sujet, le pont
suspendu s’est vite transformé en passion débordante. L’ouvrage n’a d’ailleurs
plus aucun secret pour eux ! Animant “la société archéologique, historique, artistique
et littéraire du Passage”, M. Catrou édite chaque année une revue ressuscitant
un pan de la vie locale. Les 150 ans de la Passerelle n’ont bien sûr pas été oubliés
et une brochure leur est consacrée. Pour l’heure, M. Catrou, en historien attitré,
continue de traquer dans les recoins de l’anonymat les gloires de ce qu’il appelle
son “centre du monde” à lui, pour reprendre l’expression consacrée du peintre
catalan Salvator Dali. Et Mme Catrou poursuit son combat associatif en faveur
de la Passerelle, à l’image de bon nombre d’autres “Passerellistes” convaincus...
C’est dire la place de choix qu’occupe ce pont vraiment pas comme les autres dans
le patrimoine et le coeur des habitants des deux rives de la Garonne. | |

Aux
abords de la Passerelle qui a scellé leur «amitié sacrée», Mme Catrou présidente
de l’association «Passerelle» et son époux également passionné par le sujet, entourent
Auguste Chambert, né sur le pont en 1917... Coïncidence ? En plus du lien amical,
la Passerelle les relie également aujourd’hui géographiquement : les époux Catrou
habitent au Passage, M. Chambert à Agen. |
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