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«Aurélien, 21 ans, étudiant à Agen»

Aurélien Laffargue a intégré, après son bac «Compta» (STT comptabilité-gestion) passé avec succès, au lycée Bernard Palissy, l’IUT dépendant de Bordeaux I dont deux départements O.G.P. (Organisation et Gestion de la production) et G.A.CO. (Gestion Administrative et Commerciale) ont été ouverts, ces dernières années, sur le campus Michel Serres, un des deux sites universitaires de l’Agglomération Agenaise.

2 Rives : Pourquoi ce choix pour une telle orientation ?

Réponse :
J’ai choisi le bac «comptabilité-gestion» pour deux raisons : je voulais être à Palissy et j’envisage une carrière de «gestionnaire» dans une petite unité, une petite structure comme il y en a dans le Lot-et-Garonne ou les départements voisins.
Quand j’ai eu mon bac, le département GACO n’existait pas encore à Agen mais la conseillère d’orientation de Palissy m’en avait parlé comme d’une éventualité sérieuse. Ensuite, j’en ai entendu parler plus précisément au salon «Info’Sup» organisé chaque année au Parc des Expositions, à Agen.



Aurélien Laffargue (à droite) et l’un de ses collègues de l’association des étudiants devant la “fac du Pin”

Enfin, le Salon de l’étudiant à Bordeaux a confirmé que le département «GACO» de l’IUT serait ouvert au mois de septembre suivant. Je n’avais pas attendu cette annonce encore hypothétique pour m’inscrire dans une formation adéquate. Il y a, au lycée Technique, des B.T.S. de gestion. Mais la perspective d’un D.U.T. (le diplôme délivré après deux ans d’IUT) est beaucoup plus dégagée que celle d’un B.T.S. qui est une fin en soi. Un D.U.T. peut convaincre un employeur mais, si c’est nécessaire, le D.U.T. ouvre les portes de la licence et de la maîtrise. Un tel cursus à Agen, je ne pouvais hésiter.

2 Rives : Quels sont les atouts d’Agen, ville universitaire ?

Réponse :
En comparaison de Bordeaux ou de Toulouse, Agen ne possède pas autant de richesses universitaires que ces deux capitales régionales. Mais, outre le nombre et la diversité des formations qui commencent à être sérieux, Agen a les atouts de sa taille, d’une ville moyenne du Sud-Ouest. Et c’est loin d’être négligeable.
Ainsi du logement.
Pour son logement, l’étudiant agenais s’adresse soit au Point-Jeunes de la mairie, soit au CROUS dont une antenne se trouve à la résidence des Tanneries, soit, bien sûr, à une agence immobilière. En général, les logements proposés sont plus grands et moins chers qu’à Toulouse et Bordeaux. Ce sont de véritables appartements plutôt spacieux, loin des placards ou des taudis que l’on propose dans d’autres villes universitaires.
Ainsi de la restauration.
Il y a deux restaurants universitaires à Agen : La Péniche, rattachée au site du Pin, et La Rapière, à côté de l’ENAP, sur le campus Michel Serres.
Dans les deux, pour 2,40 euros, on touve des menus variés et de qualité. Les deux établissements sont neufs et bien éclairés. Bref, on y est très bien.
Avec une critique quand même : La Rapière sert plus de 2000 repas à Midi et il y a, par conséquent, beaucoup d’attente.
En outre, il est le seul à être ouvert le soir. Et nous avons besoin de transports en commun adaptés.

2 Rives : Pourquoi ?

Réponse :
En réalité, il s’agit d’un problème plus général de transports, pour nous les étudiants.

Il y a deux sites universitaires : l’un au Pin, proche du centre-ville, où la majorité des étudiants est logée.
Les étudiants en Droit ou en Lettres se rendent facilement en cours et déjeunent tranquillement à La Péniche.
Les étudiants qui fréquentent la fac de Sciences ou l’I.U.T. doivent arriver à 8 h. sur le campus Michel Serres. Il y a bien deux lignes vers le campus mais les bus sont très souvent pleins.
Le soir, seule La Rapière, le restaurant près de l’ENAP, fonctionne. Les étudiants des deux sites peuvent s’y rendre mais ils ne peuvent en revenir.
Il n’y plus de bus après 19 h. ! (1)

2 Rives : Et les distractions ?

Réponse :
Parlons plutôt de notre organisation dans la cité.
Il existe désormais, sur Agen, sept associations d’étudiants, une par formation : anglais, espagnol, droit et AES, sciences, I.D.L. (Institut du Développement local), I.U.T.-O.G.P. et I.U.T.-GACO.
Les bureaux de chaque «corpo» forment le «CADEA» (Cercle des Associations Des Étudiants de l’Agenais) et cette fédération s’efforce d’animer la vie des 1200 étudiants (au sens universitaire) agenais. Chaque mois, un évènement festif se déroule au Dandy. Le CADEA a eu l’idée de combiner la fête avec des actions à caractère citoyen. Avec la Prévention Routière, les étudiants ont été sensibilisés aux risques de l’alcool au volant. Il y a eu rupture de stock des alcootests. L’opération «Brin de soleil» a permis d’apporter des fonds au service pédiâtrie de l’Hôpital. La soirée espagnole a fourni aux étudiants l’argent pour leur séjour linguistique au delà des Pyrénées. Les juristes ont organisé les Journées de l’emploi. Le rallye annuel nous a fait découvrir le pays agenais avec Clermont-Dessous et Laplume.
En résumé, nous nous efforçons de prendre toute notre part de la vie agenaise en attendant, un jour, de la transformer comme nos «ancêtres» l’ont fait à Paris, Toulouse ou Bordeaux.


(1) La CAA étudie les moyens d’améliorer la desserte du campus en aménageant, pour les étudiants, les 2 lignes existantes.