Situé
au sud-est du département du Lot-et-Garonne, le Pays de l’Agenais s’étend sur
une superficie de 744 km 2 et est caractérisé par l’entité géographique de la
Garonne et de ses coteaux. Ce territoire est bordé à l’ouest par le Pays d’Albret,
dans sa partie nord par le Pays du Lot et par les limites départementales du Gers
et du Tarn-et-Garonne, au sud et à l’est. Il couvre 52 communes réparties
sur cinq cantons urbains et cinq cantons ruraux : - Cantons urbains : Agen-Centre,
Agen-Nord, Agen-Nord-est, Agen-Sud-Est et Agen-Ouest. - Cantons ruraux : Astaffort,
Beauville, Laplume, Laroque-Timbaut et Puymirol. Il correspond à la zone d’attraction
directe de l’Agglomération Agenaise. Il rassemble 30 % de la population lot-et-garonnaise,
soit 92 350 habitants. Une
entité géographique à part entière Le Pays agenais apparaît d’emblée
comme une entité géographique à part entière. Cette cohérence territoriale est
liée à la plaine de la Garonne, bordée au nord et au sud par ses coteaux. Les
paysages se déclinent en trois éléments complémentaires : • La vallée de la
Garonne : de la commune de Saint Sixte, limitrophe avec le département du Tarn-et-Garonne,
à Saint Hilaire de Lusignan, la vallée de la Garonne s’apparente à un large couloir
d’environ 5 km, fortement urbanisé en liaison avec le développement de l’agglomération
agenaise. Les paysages agricoles, souvent comparés à d’immenses jardins, vergers
et potagers, se trouvent ainsi au contact immédiat des zones urbaines. • Les
plateaux de Serres au nord : cette zone est fortement ravinée (80 à 100 mètres
de dénivelé par endroits) par le lacis complexe d’une multitude de vallons, orientés
nord-est/ sud-ouest. Cet ensemble est ainsi ouvert sur la plaine de la Garonne.
• Les coteaux du Bruilhois au sud : les coteaux de Gascogne, marqués par un
relief plus doux, annoncent ainsi les collines et vallons gersois. Comme pour
les plateaux de Serres, le réseau hydrographique de cet ensemble (Gers, Estressol,
Aurore) converge vers la plaine de la Garonne. | Un
espace de communication Le Pays de l’Agenais s’apparente également
à un couloir de passage, de communication et d’échanges. La vallée de la Garonne
a toujours été un axe majeur de circulation des hommes et des marchandises. Son
utilisation a débuté dès l’antiquité avec l’implantation de deux grandes voies
romaines. L’une à vocation militaire, empruntant la rive droite du fleuve et,
l’autre, à vocation essentiellement commerciale, sur la berge opposée. Cependant,
les anciennes voies ont été rapidement concurrencées par la navigation sur le
fleuve de la Garonne. Ainsi jusqu’au 19ème siècle, la Garonne et ses affluents,
le Gers pour le Pays de l’Agenais, ont constitué le principal moyen de transports
jusqu’à l’Atlantique, surtout pour les productions agricoles locales. Au 19ème
siècle, la jonction entre la Méditerranée et l’Atlantique a été réalisée par la
construction du canal latéral à la Garonne. Ce dernier, construit à partir de
1839, assure aisi la continuité avec le canal du Midi. Cependant, la construction,
à la même époque, de la voie ferrée, de Bordeaux à Sète, a concurrencé très rapidement
cette voie navigable. Le trafic marchand du canal n’a jamais eu le l’importance
souhaitée et a pratiquement pris fin en 1960. Depuis quelques années, cette voie
d’eau a connu un regain d’activité avec le développement du tourisme fluvial;
Aujourd’hui, la vallée de la Garonne conserve son caractère structurant avec l’implantation
et la modernisation des grandes infrastructures de transports; La rive droite
porte la RN 113 et la voie ferrée, qui ont fait l’objet d’importants travaux ces
vingt dernières années (réaménagement de certaines portions de la route nationale,
mise en service de nouveaux trains régionaux et augmentation de la fréquence).
La rive gauche a bénéficié de la mise en service en 1980 de l’autoroute A62,
dite des deux mers, et l’implantation de l’aérodrome de la Garenne sur la commune
du Passage. Ce dernier possède une vocation régionale et nationale avec une ligne
régulière en direction de Paris.
Ces moyens de communication connaissent
des trafics journaliers très importants. Ainsi, pas mois de 7000 véhicules circulent
sur la RN 113 (avec des pointes pouvant aller jusqu’à 15 000 à proximité d’Agen)
et environ 15 000 sur l’A62 (dont 2 à 3000 camions). Quant à l’aérodrome, il accueille
environ 30 000 passagers par an. |