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 “Le Pays de l’Agenais” est arrivé bon premier
  sur les fonts baptismaux lot-et-garonnais
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Garonne, canal,
côteaux et verdure :
c’est tout le pays
agenais en une
seule image.

C’est le Président Clouché qui est allé à Bordeaux présenter devant la Commission régionale d’Aménagement du Territoire le dossier de constitution du “Pays de l’Agenais”. La première étape de la reconnaissance officielle d’une telle entité qui doit constituer la collectivité de demain est la validation du périmètre du Pays.
L’air de rien, la définition d’un pays est loin d’être une affaire facile et nombre de candidats à l’accession piétinent parce que les réalités de terrain ne coïncident pas avec les sentiments, les désirs et les intérêts particuliers.
Il faut également tenir compte de l’état d’esprit des communes concernées par le périmètre du pays projeté. Dans le cas d’Agen, deux raisons primordiales ont été la clef de la réussite : d’abord, la propension des communes de l’Agenais à s’unir. Ensuite, l’existence d’un groupement de communes naturellement leader : la Communauté d’Agglomération d’Agen dont l’exemple et le dynamisme ont entrainé tout ...le Pays alentour. Le Pays de l’Agenais, c’est une communauté de communautés.


Situé au sud-est du département du Lot-et-Garonne, le Pays de l’Agenais s’étend sur une superficie de 744 km 2 et est caractérisé par l’entité géographique de la Garonne et de ses coteaux.
Ce territoire est bordé à l’ouest par le Pays d’Albret, dans sa partie nord par le Pays du Lot et par les limites départementales du Gers et du Tarn-et-Garonne, au sud et à l’est.
Il couvre 52 communes réparties sur cinq cantons urbains et cinq cantons ruraux :
- Cantons urbains : Agen-Centre, Agen-Nord, Agen-Nord-est, Agen-Sud-Est et Agen-Ouest.
- Cantons ruraux : Astaffort, Beauville, Laplume, Laroque-Timbaut et Puymirol.
Il correspond à la zone d’attraction directe de l’Agglomération Agenaise.
Il rassemble 30 % de la population lot-et-garonnaise, soit 92 350 habitants.

Une entité géographique à part entière
Le Pays agenais apparaît d’emblée comme une entité géographique à part entière. Cette cohérence territoriale est liée à la plaine de la Garonne, bordée au nord et au sud par ses coteaux.
Les paysages se déclinent en trois éléments complémentaires :
• La vallée de la Garonne : de la commune de Saint Sixte, limitrophe avec le département du Tarn-et-Garonne, à Saint Hilaire de Lusignan, la vallée de la Garonne s’apparente à un large couloir d’environ 5 km, fortement urbanisé en liaison avec le développement de l’agglomération agenaise.
Les paysages agricoles, souvent comparés à d’immenses jardins, vergers et potagers, se trouvent ainsi au contact immédiat des zones urbaines.
• Les plateaux de Serres au nord : cette zone est fortement ravinée (80 à 100 mètres de dénivelé par endroits) par le lacis complexe d’une multitude de vallons, orientés nord-est/ sud-ouest. Cet ensemble est ainsi ouvert sur la plaine de la Garonne.
• Les coteaux du Bruilhois au sud : les coteaux de Gascogne, marqués par un relief plus doux, annoncent ainsi les collines et vallons gersois.
Comme pour les plateaux de Serres, le réseau hydrographique de cet ensemble (Gers, Estressol, Aurore) converge vers la plaine de la Garonne.

Un espace de communication
Le Pays de l’Agenais s’apparente également à un couloir de passage, de communication et d’échanges.
La vallée de la Garonne a toujours été un axe majeur de circulation des hommes et des marchandises. Son utilisation a débuté dès l’antiquité avec l’implantation de deux grandes voies romaines. L’une à vocation militaire, empruntant la rive droite du fleuve et, l’autre, à vocation essentiellement commerciale, sur la berge opposée.
Cependant, les anciennes voies ont été rapidement concurrencées par la navigation sur le fleuve de la Garonne. Ainsi jusqu’au 19ème siècle, la Garonne et ses affluents, le Gers pour le Pays de l’Agenais, ont constitué le principal moyen de transports jusqu’à l’Atlantique, surtout pour les productions agricoles locales. Au 19ème siècle, la jonction entre la Méditerranée et l’Atlantique a été réalisée par la construction du canal latéral à la Garonne. Ce dernier, construit à partir de 1839, assure aisi la continuité avec le canal du Midi.
Cependant, la construction, à la même époque, de la voie ferrée, de Bordeaux à Sète, a concurrencé très rapidement cette voie navigable. Le trafic marchand du canal n’a jamais eu le l’importance souhaitée et a pratiquement pris fin en 1960. Depuis quelques années, cette voie d’eau a connu un regain d’activité avec le développement du tourisme fluvial; Aujourd’hui, la vallée de la Garonne conserve son caractère structurant avec l’implantation et la modernisation des grandes infrastructures de transports;
La rive droite porte la RN 113 et la voie ferrée, qui ont fait l’objet d’importants travaux ces vingt dernières années (réaménagement de certaines portions de la route nationale, mise en service de nouveaux trains régionaux et augmentation de la fréquence).
La rive gauche a bénéficié de la mise en service en 1980 de l’autoroute A62, dite des deux mers, et l’implantation de l’aérodrome de la Garenne sur la commune du Passage. Ce dernier possède une vocation régionale et nationale avec une ligne régulière en direction de Paris.


Ces moyens de communication connaissent des trafics journaliers très importants. Ainsi, pas mois de 7000 véhicules circulent sur la RN 113 (avec des pointes pouvant aller jusqu’à 15 000 à proximité d’Agen) et environ 15 000 sur l’A62 (dont 2 à 3000 camions). Quant à l’aérodrome, il accueille environ 30 000 passagers par an.